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Je regroupe quelques liens ici et ensuite on peut écrire nos chansons ou autres délires !
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Le début de l'histoire avant qu'on décide de n'en faire qu'à notre tête. Il y a des élèments de background que j'avais un peu oublié (chanter pour la bien aimée de Ternisse)
Les baladins- Début de l’histoire
« Quelle misérable radine, encore une dame qui n’a aucune noblesse, aucun savoir-vivre,
aucune idée de notre valeur ! Laissons-la tomber, elle ne mérite pas notre visite pour le Jour
du Renouveau ». Il regardait d’un air dégoûté la courte missive où la dame leur signifiait qu’elle
refusait de payer la haute qu’ils avaient demandée pour le déplacement jusqu’à son fief. Les
autres l’approuvèrent fortement. Mais pour qui se prenait-elle, ils n’allaient pas se brader !
Certes, mais du coup, on n’était qu’à quelques journées du Jour du Renouveau et ils n’avaient
pas d’engagement... Leur petit camp se dressait, à la limite d’un village sans grand intérêt, mais
où une auberge voyait passer toutes sortes de personnes se déplaçant pour aller fêter le Jour
du Renouveau. Ils y laissèrent un court message indiquant que la troupe était libre de tout
engagement, au cas où.
Le lendemain matin, un homme de Maison Pourpre, un irain manifestement sorcier (qui
d’autre porterait un tatouage en forme de pentacle ?), se tenait devant leur tente. Le dialogue
fut bref. L’homme qui déclara s’appeler Ternisse Ambreval, professeur en l’école de Cité Rouge,
recherchait une troupe pour animer le Jour du Renouveau en un « lieu idéal ». Ces mots
déclenchèrent un rire sarcastique dans la troupe. L’homme ne parut pas s’en offenser. Il ajouta
« J’ai entendu parler de vos talents. Une haute pour venir chez moi, une haute pour animer la
fête, et cinq hautes pour chanter ensuite les merveilles que vous allez voir, découvrir et vivre
pendant ces quelques jours. » Il fit une pause de quelques secondes et ajouta « Je préfère vous
prévenir : il faudra traverser un portail arcandien pour y aller ». Puis, d’une voix plus hésitante
il chuchota « et j’aimerais vraiment qu’une de vos chansons célèbrent une iraina que j’admire
particulièrement... ».
Ils s’entre-regardèrent : voilà un engagement comme ils les aimaient ! Plus d’une haute par
personne, c’était tout bonnement inespéré. Tout ça pour qu’un irain, plus très jeune d’ailleurs,
conte fleurette à son aimée... Il n’allait pas être déçu.
L’homme les amena dans une clairière où se dressait le « portail magique ». Aucun d’entre eux
n’en n’avait jamais vu, cela ressemblait plutôt à une vague porte fantomatique. Puis l’homme
commença à encanter doucement, et l’air devint argenté et tremblotant. Alors ils franchirent
le seuil, en portant tant bien que mal tout leur barda.
Arrivés de l’autre côté, dans un endroit sablonneux assez joli, l’homme eut un cri de rage
« Qu’avez-vous fait ? Pourquoi ne sommes-nous pas avec les autres à l’endroit prévu ? ». Il
paraissait furieux, et leur désigna le portail d’un air mécontent « Allez ! revenons au point de
départ, on va recommencer. Mais si je prends celui qui a fait ça, il va avoir affaire à moi ! ». Ils
s’entre-regardèrent, leurs connaissances en sorcellerie étaient bien loin de leur permettre defaire quoi que ce soit, du moins volontairement. Ils haussèrent les épaules, et tentèrent de
passer. Mais la porte resta obstinément fermée, le portail était à sens unique !
La fureur passionnée du sorcier se calma au bout de quelques heures quand il réussit à rouvrir
le portail et passer de l’autre côté. Lui tout seul. La troupe se retrouva isolée dans le lieu
inconnu.
Cela fait désormais quasiment un an que les baladins sont là, recevant de temps en temps une
visite du sorcier avec un artefact arcandien quelconque, tentant de rouvrir le fameux portail.
D’abord pleins d’espoir à chaque visite, ils avaient fini par le regarder échouer lamentablement
avec tout le mépris qu’ils pouvaient ressentir. En plus, cet imbécile n’arrivait même pas à
retourner dans le Haut-Royaume, apparemment il était lui-même coincé entre ici et ce qu’il
appelait son domaine. Et ce n’était pas les quelques hautes qu’il leur avait promis qui
pourraient compenser le fait d’être restés ici seuls pendant des mois. De plus, et ils n’osaient
pas se l’avouer, leurs familles n’avaient certainement pas effectué de recherches pour les
retrouver. Ils étaient donc coincés ici tant que le sorcier ne trouverait pas une solution.
Mais au moins l’endroit était agréable et ils disposaient de quoi manger en abondance. Ils ne
mourraient pas de faim, à défaut de pouvoir consommer les délicats alcools dont ils étaient
friands. Et ils avaient tout le temps qu’ils voulaient pour entretenir leur art.
C’est d’ailleurs alors qu’ils venaient de chanter un lied de manière vraiment réussie, qu’ils
eurent la stupéfaction d’entendre des applaudissements provenant du haut de la clairière où
se trouvait le portail, et où ils avaient installé leur camp. Ils levèrent la tête pour découvrir un
couple d’êtres-fée qui paraissaient ravis de ce qu’ils venaient d’entendre. Ce n’était pas de ces
brutaux elférins décrits par tant de monde, non... Il s’agissait de ces rares elférins à la peau
dorée dont les légendes racontent le goût pour les belles choses. Les deux êtres s’enfuirent
dès qu’ils se levèrent pour aller les rencontrer.
C’était il y a quelques semaines, pendant lesquelles Ternisse ne réapparut pas. Etaient-ils
désormais en Elférie ? Ils réussirent à voir le couple quelques autres fois, ils venaient quand ils
jouaient de la musique, mais restaient un peu éloignés, et manifestement ne recherchaient
pas la rencontre. Ils ne virent aucun autre elférin, et ne furent jamais agressés. Peut-être que,
eux aussi, ils étaient perdus en ce lieu ?